La méthanisation : les dernières recherches



Daniel Chateigner - Collectif Scientifique National Méthanisation raisonnable 

"Pour les vers de terre, l'épandage de digestats est plus toxique que l'épandage de lisiers. Le digestat permet une moins bonne reconstitution des populations sur le long terme"
25.03.2022

Pourquoi la méthanisation se verdit sur le dos de la neutralité carbone 

"La méthanisation artificialise le cycle naturel du carbone, puisque le carbone ne passe plus par le sol. À peine a-t-il mis pied à terre, qu'il est renvoyé sur le champ dans l’atmosphère ! Mais dans la « vraie » vie, dans la nature ou en agroécologie, il y passe au moins une cinquantaine d’années. Et ce temps, où il est séquestré dans les sols, permet de réguler sa pression sur l’effet de serre."

 

Christophe Gatineau
Agronome, spécialiste des vers de terre, et écrivain. Dernier livre : La Méthanisation agricole, une énergie qui sent le gaz ! 
30.01.2022

Les scientifiques réagissent quant à l'impact de la méthanisation sur le sol

Pierre Aurousseau, Jean-Pierre Jouany, Gérard Fonty, Daniel Chateigner, quatre scientifiques réagissent à un récent article paru sur Web-agri quant à l'impact du digestat dans le sol...


Podcast France Culture, septembre 2021

 "L’apocalypse climatique toque à la porte et voilà que, partout, il est question d’« énergies vertes ». Mais une transition énergétique n’est pas une transition écologique…
Après le néolithique, c’est l’autre grande révolution qui métamorphose le paysage : l’industrialisation. Et tandis que la ferme usine remplace les paysans, le monde bascule dans l’apocalypse écologique. Comme l'explique François Mulet : "Les terres ont été louées. Tout notre beau bocage, nos poiriers centenaires, etc., ont été passés au bulldozer. On a bouché les mares. On a tout brûlé, tout arraché et on a fait pousser du blé".

L’heure est désormais à la transition. Il faut abandonner le pétrole, passer d’un métabolisme minier à un autre, plus solaire. Les plantes, leur matière organique, leur biomasse, deviennent le centre d’une nouvelle révolution. 

Mais une transition énergétique n’est pas une transition écologique. Et le remodelage des campagnes auquel on assiste n’est pas sans rappeler celui qui a accompagné la modernisation de l’agriculture. François Mulet se souvient : "Cette révolution bocagère, on peut la faire évoluer pour qu'elle soit un peu plus rentable, qu'on ait un travail moins laborieux. On ne la regrette par son aspect écologique, mais c'était quand même un boulot de bagnard"

Au XXe siècle, la France perd 70 % de ses haies et 90 % de ses mares. Après la seconde guerre, ¼ du territoire est remembré.  

Une pensée dominante, dualiste, a créé une nature, simplifiée à l’extrême, que l’humain doit mettre en valeur et exploiter. Une pensée, aux racines culturelles profondes, qui, de l’héritage paysan, a décidément bien du mal à voir la modernité. 

Avec : 

Blandine Vue, chercheuse en histoire du paysage 

François Mulet, agriculteur 

Matthieu Calame, agroécologue

Sylvie Monier, ingénieure agricole 

Charles Stepanoff, ethnologue 

Un documentaire de Tao Favre, réalisé par Assia Khalid et Séverine Cassar."

 Le cri d'alarme d'Hubert Reeves:

 "La disparition des vers de terre, aussi grave que le réchauffement climatique" 

On achève bien les vers de terre au nom de l'écologie